Printemps des poetes 2017

 

Le Printemps des poètes aura lieu au LFTM cette année du 17 au 24 mars 2017 : une semaine de poésie, d’échange et de rencontres, de la maternelle à la terminale !

Au programme :

  • Raconte –moi un poète : ouverture le vendredi 17 mars à 10h avec une rencontre CM1 B / 6ème saphir d’un côté et Bios Diallo, poète et journaliste de l’autre !
  • Tout au long de la semaine : des BIP (Brigade d’Intervention Poétique : attention, surprise!), des poèmes cadeaux, des arbres à poèmes, des ateliers d’écriture.
  • La Khaïma, un lieu dédié à la poésie du 20 au 24 mars : pendant toutes les récrés du matin (10h pour le collège/lycée ; 10h15 et 12h pour le primaire), lecture de poèmes sous la Khaïma. Vous êtes tous les bienvenus, petits et grands, pour lire vos poèmes préférés ou simplement écouter !
  • La BCD et le CDI se mobilisent : des livres de poésie à découvrir, des poèmes cadeaux pour les enfants sages…, des murs d’expression poétique (déposez vos poèmes sur les grilles à l’entrée de la BCD et du CDI !)
  • mais aussi « La poésie fait le mur », création de poèmes-affiches, une fresque poétique en arabe….
  • et encore… spectacle poétique partagé à l‘IFM (avec d’autres écoles mauritaniennes) le 21 mars sur la grande scène (classe de CE2B).
  • Clôture du printemps des poètes le vendredi 24 mars à 17h par un « thé-poésie » sous la khaïma de l’IFM : lecture, écoute et dégustation de poèmes ! Venez nombreux !

Merci d’avance pour votre participation et …. votre écoute !


Evelyne Bréard et Annabelle Maillard, pour l’équipe du primaire et l’équipe de Lettres du secondaire.

 

En cadeau, un premier poème de notre célébrissime voisin, Léopold Sédar SENGHOR, recueil Poèmes Perdus

 

Printemps

Des nuages s’étirent, s’étirent irréels,
Entre les branches noires enlacés.
Tout l’hiver devant ma fenêtre, qui s’en va
Et la danse de lumière sur les crêtes lointaines.

Cet oiseau jamais aperçu !
Et le printemps et mon amour.
Mes yeux qui s’éclairent, mes lèvres qui éclosent,
Mon corps …

Il fait très doux et très clair.
Le monde est calme autour, en tendresse.
Oh ! un moment, rien qu’un moment de calme pour
toute souffrance.
Car Dossie pleure les cris matinaux de ses enfants.

Du monde je ne vois qu’un rectangle bleu
Strié de noir luisant.
Les branches tendent leurs bourgeons au soleil,
Lèvres ouvertes, lèvres offertes.

Je n’entends que le chant de l’ami inconnu,
Le pas monotone d’un pion
Et mon amour qui pousse dans le silence
Du printemps